Séminaire d’information organisé par l’île aux saveurs d’Afrique

THEME: L’impact socio culturel des voyages scolaires dans la scolarité des enfants :
Vers une intelligence émotionnelle

Quelques enjeux de la dynamique

  • L’évolution rapide du monde
  • Le désir de chacun de s’arrimer à la réalité de la globalisation
  • La connaissance de la réalité des choses au quotidien
  • La communication sur les valeurs communes propre à notre environnement
  • Aller au-delà des TIC
  • La connaissance de soi

L’intelligence émotionnelle est une notion qui désigne deux termes

  • Émotion. Elle se définit par:
    une agitation ou un trouble du sentiment, de l’esprit ou tout état mental en
    excitation.
    C’est un mélange de sentiments et de pensées. Ils sont si nombreux qu’il est
    difficile de les désigner.
    C’est un état difficile de contrôler qui survient suite à un événement ou une
    situation précise.
  • Intelligence : est tournée vers le rationnel,
    la capacité à analyser
    le raisonnement logique d’une situation.
    La première utilisation de ce terme vient de Salovey et Mayer (1990). Ils définissent l’intelligence émotionnelle comme « une forme d’intelligence qui suppose la capacité à contrôler ses sentiments et émotions et ceux des autres, à faire la
    distinction entre eux et à utiliser cette information pour orienter ses pensées et ses gestes ».

Quelques caractéristiques

  • Appréhender les événements (surtout en cas de conflits)
  • Maîtriser ses pensées ainsi que son comportement en amont avec ses
    émotions
  • Comprendre ses émotions
  • Pouvoir s’adapter à toutes les situations
    1. L’engagement : la capacité d’intégrer les valeurs et les objectifs
    de leur environnement
    2. L’optimisme : ils surmontent les obstacles et les situations
    complexes et la prise d’initiative.
    3. L’exigence : vis-à-vis de soi et une aspiration à aspirer au
    progrès et à la réussite.

Les compétences de l’intelligence émotionnelle selon Daniel Goleman:
(basée sur 04 piliers ou habiletés)

Objectif de l’approche

  • Faire évoluer la confiance de nos enfants en eux-mêmes par la
    connaissance de soi, de son milieu et cela a un impact sur la scolarité
    et même sur la santé.
  • Ouvrir aux relations culturelles plus accomplies, adaptées à notre
    temps et à notre environnement globalisé

La place des relations interculturelles: l’interculturalité

L’interculturalité telle qu’elle apparaît à l’école s’affiche théoriquement
comme « un lieu d’égalité des chances, de démocratie et d’accès aux
ressources sociales et culturelles ». Elle n’est rien d’autre que
l’intégration. Elle est une dimension à prendre en compte pour le mieux être de tous.
Elle est une réalité à laquelle nous sommes tous confrontés aujourd’hui
Mais on peut aussi y constater des situations d’échec, de décrochage
scolaire ou de conflit et même de tension entre différents groupes culturellement différents.

Un lieu de réalisation

Permet de développer les compétences interculturelles. C’est un processus qui s’opère en trois temps théoriques.
Le premier est la décentration, c’est-à-dire prendre conscience de son propre cadre de référence (sa partie « immergée » à soi), de ce qui est important pour soi (valeurs, etc.), en n’omettant pas de prendre en compte ce qui nous fait souffrance ou nous rend fragile.
Le deuxième temps est la compréhension du système de l’autre. Ce moment implique des capacités d’empathie (se mettre à la place de quelqu’un).
Le troisième temps est celui de la négociation/médiation interculturelle. Ce dernier temps exige de s’exercer à cette négociation/médiation interculturelle, à en définir les concepts et à citer les différents points qui caractérisent une situation de négociation/médiation interculturelle. C’est
l’addition de tous ces éléments qui conduisent au compromis, un résultat dont les parties ne sont cependant, par définition, jamais totalement satisfaites.
Voyager: n’est-ce pas briser le tabou de l’influence de l’origine socioculturelle pour entrer dans une autre perception des relations interculturelles?

Les motivations principales pour un voyage chez les jeunes

1. Le besoin de convivialité : partir entre amis, faire des rencontres
2. La recherche d’autonomie : démontrer sa capacité à prendre des
décisions seul
3. La recherche d’utilité : valoriser un temps libre pour soi et les autres
4. Le besoin d’implication personnelle : se construire au travers
d’activités et de sensations
5. Le besoin de reconnaissance : affirmer sa maturité

Les motivations de séjour par marché

– La France
Besoin d’universalité et d’utilité des jeunes Français sur les thématiques :
de la découverte d’autres cultures (langue, mode de vie, religion),
de la rencontre
de l’utilité (bénévolat, humanitaire…)
– Le Royaume-Uni
Esprit festif des jeunes Britanniques sur l’ensemble de la sphère de la convivialité :
amis, fêtes, rencontres, éloignement de la famille et liberté occasionnée….
en retrait sur les thématiques de découvertes, d’utilité, de construction de soi.
– L’Allemagne :
La maturité et le besoin d’implication personnelle des jeunes Allemands :
avoir l’occasion de se débrouiller seul, de construire, évoluer…
que ce soit par la pratique d’un sport, par l’apprentissage d’une langue, ou par la découverte d’un patrimoine, d’une région….

Nous pouvons retenir une l’intelligence émotionnelle appliquée aux voyages scolaire ouvre à plusieurs possibles chez les jeunes. Entre autres nous avons:

  • Créer et développer un lien avec le monde réel et extérieur, celui-là
    même qui prendra l’enfant tout entier après sa scolarité
  • Expérimenter et ouvrir l’accès à l’autonomie hors des sécurités
    familiales, même si la convivialité et la liberté sont de loin les
    motivations essentiels des jeunes
  • Provoquer par tous les moyens l’initiative individuelle chez le jeune
  • Promouvoir un moyen de développement intégral du goût pour la
    découverte et les rencontres

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